Enflammé

Ô ma si délicieuse et si envoutante admirée,
Pour toi, ce jour, je n'ai cessé de m'enflammer!
Auprès de toi, mon coeur a choisi de s'enfuir,
Subitement, en toute déraison, sans frémir.
Il a choisi de délaisser mon être et mon corps.
Sans le moindre regret, ni le moindre remord.
Il s'est porté, flamboyant, auprès de ta splendeur,
S'en est enivré, pour mon plus grand bonheur !
Il s'est délecté, d'une caresse invisible et éthérée,
De la magnificence de ta silhouette tant désirée.
Sous tes étoffes, indécemment et doucereusement,
Il s'est insinué, de ton exquise saveur se délectant.
Il a frissonné à la tiédeur de ton corps si divin,
Il a vibré à la découverte de ton dénudé écrin,
Il a attisé mon désir aux confins de la brûlure,
Se grisant de toi, chaque galbe, chaque courbure,
Se délectant de toi, jusque dans ta plus pure intimité,
S'enivrant, langoureusement, de ta douce sensualité.
Puis tu t'en es allée, pour son plus grand malheur.
Et, lentement, il a rejoint son ancienne demeure.
A G...
Ebloui
Mes sourcils se crispent, se froncent dans une futile mais innée réaction de préservation. Mon regard s'étréçit, cille, s'embue d'un léger larmoiement réflexe, bien involontaire, afin de palier à cette douce brulure infligée. Le moindre muscle l'englobant se contracte, se rétracte, dans une incessante succession de soubresauts et tremblements. Mes paupières se resserrent, se closent à demi, ne laissant apparaître qu'une virgule blanchâtre, qu'un infime accès, jusqu'à ma conscience déraisonnée, à cette image resplendissante me faisant face. Mes pupilles vibrent, se distendent, se dilatent, étendent peu à peu leur noirceur éclatante, envahissent mes iris jusqu'à ne laisser, au fur et à mesure de leur incursion, qu'un fin cercle azur. Ce lancinant mais délicieux endolorissement s'empare de mon regard, résonne au coeur de mes globes oculaires, se propage dans mon âme, l'effleure d'une caresse à la fois veloutée et acérée...
Elle se tient face à moi...
Elle est si belle, si sublime...
Elle m'éblouit...
Ces trois mots qui ne doivent être prononcés...
Joliment vêtue d'étoffes satinées,
Exquise princesse emplie de volupté,
Tu m'apparais, Ô beauté enivrante !
Auréolée de ta splendeur si envoutante,
Irriguant mon coeur de cet infini désir,
M'insufflant, d'un regard, un intense plaisir!
Et, malgré moi, je tais ces mots à proscrire...
A G... Si elle accepte ces trois mois qui ne doivent être prononcés...
*****
Il y a bien longtemps que ces mots j'avais devinés...
Et en rien je ne suis choquée.
N'est ce pas une simple vérité,
Que nous avions dit ne jamais nous cacher ?
Malgré l'impact que cela aurait pu donner,
Tu a trouvé le courage de te confier,
Au risque de tout rompre, tout casser,
Ces mots "interdits" tu as exprimé,
Certes tout de même un peu effrayée,
Par ces sentiments que cette expression prononcées
Laissent réellement imaginer....
Mais Au fond de moi, je me sens vraiment flattée
lundi 2 avril 2012 - 22:47
G...
Lettre à Toi qui n'es pas encore...
Cher toi,
Je sais, mon doux ange, j'ai trop tardé à t'écrire à nouveau... Pardonne moi. Je n'ai aucune excuse, mais peut être juste une explication. J'espère que malgré ton jeune âge encore irréel, fruit de mes désirs, tu comprendras.
Ces temps ci, ta maman et moi avons été beaucoup préoccupés. Depuis quelques mois, notre existence a été chamboulée, notre horizon se modifie, notre avenir ne cesse de se faire et se défaire et par voie de conséquence, le tien également. Désormais, nous aspirons à une réelle et absolue stabilité...
Et tous ces ballotements, toutes ces turbulences ont tendance à influer sur ta survenance...
Perds je espoir ? Parfois, oui, je l'avoue... Cet optimisme absolument infaillible qui m'étreignait jusqu'alors tend à s'effriter quelques fois. J'envisage désormais que tu puisses ne jamais être. Et, le plus douloureux est que, si cette pensée m'était auparavant insupportable, si continuer ma vie sans toi me semblait totalement impossible, ma vision est, chaque jour avançant, quelque peu différente : j'entrevois avec une profonde amertume que mon existence puisse se poursuivre sans toi. Le manque serait évidemment profond, mon besoin à jamais insatisfait pèserait terriblement sur le cours de cette vie, aurait cet intense et éternel éclat ténébreux au fond de mon âme, au fond de mon coeur. Mais il en serait ainsi...
Ah, mon doux ange, pardonne moi pour cet espoir défaillant... Mais, sois rassuré, il n'est pas totalement mort, mon optimisme demeure, la croyance que la Vie nous offrira ce cadeau – toi – m'étreint toujours ! Je reste profondément, absolument persuadé qu'un jour ton doux premier cri retentira !
Je sais, cela semble bien paradoxal, contradictoire... Mais, avec le temps, apprendras tu sûrement, que ton papa n'est qu'une succession de paradoxes ! Peut être le seras tu également. Mais je ne l'espère pas. Je préférerais que tu tiennes bien d'avantage de ta maman que de moi. Tout ce que j'ai à t'offrir d'innée, ne pourrait que te léser. Quant à l'acquis, j'espère que tout mon amour suffira...
Je débutais ces mots en expliquant à quel point nos vies étaient sans dessus, dessous. Mais ma propre vie l'est plus encore, actuellement. Des évènements, dont ta maman ignore absolument tout, ont infiniment remis en cause tous mes principes, tout ce que je croyais être vrai, m'ont mué en un être, dont je ne soupçonnais l'existence en moi.
A toi, qui n'es encore, je peux tout dire, mais ta maman, elle, ne le saura jamais. Ton papa n'est qu'un lâche...
Mon coeur s'est épris d'une autre que ta maman, malgré moi... Jamais n'avais je songé que cela puisse se produire. Tu sauras que la vie n'est qu'une succession de surprises, parfois belles, parfois douloureuses. Et celle ci est à la fois belle et douloureuse... Belle car ce qui flamboie en moi est d'un enivrant délice, car la complicité si intense qui nous étreint elle, l'objet de tout ce désir, et moi est un exquis envoutement. Douloureuse, car tous ces ressentis sont terriblement culpabilisants, m'incitent à mentir à ta maman sur l'étendu de mes sentiments pour cette femme qui me trouble tant, crée comme une double vie.
Pourtant, aucun geste, aucun comportement ne se sont réellement produits...
Tu sauras, bien trop rapidement à mon goût, que lorsque deux personnes éprouvent de tels sentiments, quelque chose d'irrésistible les pousse l'un vers l'autre, les mène à avoir des gestes très intimes, à échanger des baisers, des caresses, à s'enlacer et à avoir des comportements que je ne peux décemment préciser à ton jeune âge quoiqu'encore irréel. Oh, au départ, la simple pensée de cette intimité te dégouttera mais, tôt ou tard, elle t'attirera, sois en certain !
Et si ces gestes si intimes nous tentent infiniment, elle et moi, ils ne se sont jamais produits et ne se produiront certainement jamais, nos deux Raisons jugulant nos désirs réciproques, nos consciences nous rappelant sans cesse que nos conjoints respectifs nous attendent dans nos foyers. Oui, l'un comme l'autre éprouvons nous toujours ce même amour pour celle et celui qui partage nos vies.
Tu apprendras bien rapidement que le coeur des Hommes est infini : il peut éprouver une infinité de sentiments, avec plus ou moins d'intensité, de manière plus ou moins différente, pour une infinité d'êtres. Et tel est ce qu'il se produit actuellement : j'aime ta maman, plus que tout, comme jamais je ne l'ai aimée. Pourtant, je ressens cette attirance quasiment irrésistible, ce désir chaque jour plus grand pour cette jeune femme...
Une chanson, que tu ne connaitras sûrement pas car tu la considéreras « ringarde », dit : « les histoires d'amour finissent mal, en général... » A l'évidence, cette histoire finira mal, quelle qu'en soit l'issue. Fatalement elle provoquera des souffrances, des douleurs, des mélancolies, des tristesses. Le dénouement le plus probable: un éloignement de ce lien immoral quasi adultère et peut être sa rupture, provoquera assurément une plaie béante au fond de mon coeur, qui ne cicatrisera jamais, car jamais ne désirerai je qu'il en soit ainsi.
Sache que quel que soit le bonheur que tu puisses vivre, quel qu'en soit l'origine, aussi honteusement immorale et culpabilisante soit elle, il te faudra coûte que coûte en conserver une trace éternelle au fond de ton être ! Ces instants de bonheur peuvent être parfois rare, alors vis les intensément et ne les oublie jamais !
Pourquoi te raconte je tout ceci? Songeras tu.
Peut être, simplement, afin que tu puisses connaître celui que je suis réellement, dans mes bons et mes mauvais côtés, ce même si je suis incapable de te l'exprimer ouvertement par de réelles paroles. Ton grand père est déjà ainsi. Je n'ai jamais su qui il était au fond de lui car il n'a jamais pu l'exprimer. Je ne veux pas renouveler cela avec toi, mon doux ange...
J'aimerais tant pouvoir te serrer tendrement dans mes bras, contempler ta jolie frimousse endormie, sourire au moindre de tes gestes, de tes découvertes, te dorloter, te câliner... Vivement que tu sois enfin auprès de moi, auprès de nous !
Je t'embrasse tendrement, mon doux ange.
Ton papa
LE TEMPS D'UN REVE
Illustration par G...
Elle
Où suis je? Quel est ce lieu ?
Pourquoi cette noirceur des cieux ?
Pourquoi cet entêtant et assourdissant silence ?
Pourquoi cette solitude ? Mais qu'est ce? Une présence...
Lui
Ce n'est qu'un rêve ! Ne sois donc pas si effrayée...
Ton sommeil t'a mené dans ces oniriques contrées.
Ne ressens tu pas cette sérénité qui s'insinue en nous,
Qui annihile toute peur, tout pleur, tout courroux ?
N'es tu pas éprise de cette plaisante tiédeur,
Qui croît intensément aux tréfonds de nos coeurs?
Certes, tout n'est-il que ténèbres et obscurité,
Mais ton effroi n'est que le fruit de l'Humanité !
De tous temps, elles n'augurent que Mal et malheurs...
Il n'en est pourtant rien ! Vois leur splendeur !
L'étincellement d'une nuit d'été au firmament,
Le jeu des ombres sous un crépuscule flamboyant !
N'aie aucune crainte, sois infiniment apaisée,
En aucun autre endroit pourrais tu être plus en sureté !
Elle
Oui, je perçois cette douce chaleur, cette étreinte voluptueuse...
Oui, je ressens cette vibration plaisante et merveilleuse...
Pourtant, je n'ai souvenir de m'être éveillée, une nuit,
A l'issue d'un tel songe, troublée, haletante et transie...
Lui
Je crains que ce rêve ne soit tien, mais mien...
Je crains avoir happé, malgré toi, ton onirique écrin,
Afin de l'insuffler au coeur des méandres de mon être.
Je crains avoir dérobé ton magnifique paraître,
Afin de le séquestrer au creux de mes nuits, égoïstement.
Pardonne moi cet outrage, ce sournois enlèvement.
Pardonne ma faiblesse, pardonne ma lâcheté,
De n'être, dans le réel, capable de t'affronter...
Elle
Un affrontement ? Mais pourquoi diable un tel mot ?
Un affrontement? Mais pourquoi engendrer de tels maux ?
Quelle faute, quelle erreur, quel fait ai je pu commettre,
Pour ainsi, en adversaire, en songe t'apparaître ?
Lui
Pour moi, te côtoyer est chaque jour un cruel combat,
Une guerre entre ma juste Raison et mon coeur scélérat,
Un conflit fratricide entre mon âme et ma chair,
Entre une conscience inhérente et un désir amer.
Mais, au plus profond de mes songes, ce duel n'est plus !
Tentation coupable et esprit raisonnable ne sont plus !
En rêve, suis je libre d'agir totalement à ma guise !
Voilà pourquoi, en cette nuit, auprès de moi je t'ai requise !
Elle
Je n'ose comprendre...
M'aurais tu fait de ton rêve prisonnière ?
Je n'ose entendre...
M'aurais tu enjôlé au coeur d'une chimère ?
Lui
Non, mon Dieu non ! Comment pourrais je ?
Que de tels agissement le Créateur me protège !
Mon rêve n'est ni une forteresse ni clos !
De la liberté, tu peux, à l'envie, suivre le flot !
Elle
Je souris... Oui, je souris !
Ton rêve même empli de ténèbres m'éblouit !
Je ne désire en rien le quitter, t'y délaisser seul avec ta douleur,
Car te voir me délaisser serait un infini malheur
Si, malgré toi ,je t'avais invité au creux de mes songes.
Affirmer le contraire ne serait qu'infâme mensonge !
Or d'aucun mensonge ne souffre l'onirisme !
La vérité y règne dans le moindre scepticisme !
Lui
Je suis flatté, je suis troublé, je suis déstabilisé...
Est ce le fruit de mon subconscient ou ta propre pensée?
Cela, jamais je ne le saurai... Qu'importe !
Pourvu que l'intense ivresse de cette nuit m'emporte !
Elle
Mais qu'est ce ? Quelle est cette délicieuse mélopée ?
Lui
Elle n'est que la création d mes vains espoirs... Veux tu danser ?
Depuis que mon regard sur toi s'est posé, cette étreinte hante mes désirs...
Mais, n'aie crainte ! Même en songe, je saurai résister et me tenir.
Elle
Je n'ai aucune crainte et accède volontiers à ton invitation !
Peut être au fond de moi avais je également cette tentation...
Lui
Sentir ainsi ton corps contre le mien, sa douce tiédeur,
Les senteurs de ta peau, ton parfum qui, mon âme, effleure,
Pouvoir ainsi frôler de mes lèvres ta pommette sans m'y abandonner,
Laisser le long de ta silhouette mes doigts courir et t'enlacer...
Dieu, que j'aimerais cette scène réelle ! Mais, jamais elle ne sera...
Elle
Non ! Elle ne doit pas l'être ! Nos coeurs n'y survivraient pas …
Lui
Non, ne t'écarte pas! Demeure encore auprès de moi !
Suis je condamné, même en rêve, à être loin de toi ?
Elle
Pardonne moi, mais je peux t'imposer cela...
Qu'adviendra-t'il lorsque tu t'éveilleras ?
Quelles réminiscences de ce songe conserveras tu ?
Lorsque sur ton esprit, la Réalité aura son joug abattu,
Auras tu la force de ne pas être brisé par ce brutal éveil ?
Sauras tu te détacher des étreintes de ce sommeil ?
Qu'adviendra-t'il si nos lèvres ici s'unissaient,
Si nos doigts tendrement, nos visages, caressaient,
Si nos corps, des ces étoffes, lentement se délestaient,
Si, dans une brulante et voluptueuse Passion, ils s'alliaient ?
Lui
Je ne sais... Ces images en moi s'entrechoquent.
Une sensuelle et intense brûlure, elles provoquent.
Sur mes paupières closes s'affiche ta langoureuse nudité,
Le moindre de nos gestes s'emplissent de sensualités,
Nos deux corps se frôlent, s'effleurent, se caressent,
S'abandonnent avec une intense et voluptueuse délicatesse...
Ah ! Même en songe, ces instants, j'aimerais connaître,
Puisque notre amère réalité ne pourra me le permettre !
Qu'importe qu'ils me brisent les ailes, qu'ils me blessent !
Qu'importe qu'à mon éveil, ma Raison me délaisse !
Si ainsi te désirer est une si douce folie, qu'elle soit mienne!
Mon esprit et mon corps seront vides et mon âme sera tienne,
Enfermée dans ce songe qui, jusqu'au trépas, ne me quittera !
En cette délicieuse démence, l'image de ta beauté se perpétuera...
Elle
Non, je ne désire aucunement que la folie te saisisse!
Non, je ne désire nullement que ta Raison périsse,
Ne laissant qu'un corps inerte, sans âme, sans esprit !
J'aime ton esprit, j'aime tes mots, j'aime tes écrits !
Je t'en conjure, délaisse ce songe et éveille toi !
Je te veux chaque jour, chaque instant, auprès de moi...
Lui
Que dire ? Que penser ? Que croire ? Je suis perdu...
Sont ce réellement tes mots ? Est ce mon songe éperdu ?
Peut être est ce ma Raison qui me supplie par ta voix,
De m'extraire de cet univers onirique en proie à l'émoi ?
Elle
Alors écoute ta Raison ou écoute ma voix,
Délaisse donc ce songe et éveille toi !
Merci à G... d'avoir su allier son magnifique coup de crayon à ma plume...
Une recette de Blues Revisited
Prenez un bon morceau d'un vieux standard du blues issu des tréfonds du delta du Mississippi, du fin fonds du bayou de La Nouvelle Orléans ou des bas fonds de Chicago.
Décortiquez le.
Ajoutez une rasade d'une rythmique lente et langoureuse agrémentée de quelques vibrantes et pénétrantes percussions et d'une once de basse.
Parsemez d'un zeste de cuivre et de quelques riffs bluesy d'une lointaine guitare électrique.
Ajoutez la voie profonde et rocailleuse d'un bluesman en joute avec le flow de quelques MC triés sur le volet.
Mixez le tout.
Vous obtiendrez ceci *
Et laissez votre ouïe goûter à cette saveur.
A déguster sans modération, au petit matin, dans sa voiture, dans les transports, sur le chemin de ses occupations professionnelles, lorsque la journée semble si mal commencer...
Everythin' gonna be alright this mornin'
Oh yeah...
* NDLA : Il semblerait que Dailymotion (partenaire exclusif de canalblog) ne connaisse pas cette vidéo ... D'où ce lien...
Aurore
L'aurore s'éveille drapée d'or de pourpre et d’azur
À l’horizon s’étire encore son obscure chevelure
De sa divine beauté elle éclaire nos vies peu à peu
Elle s’allonge illumine les contrées brille de mille feux
Quand mes rêves s’estompe telle l’aurore tu surviens
Ton doux sourire enflamme chacun de mes matins
Ton regard de nuit éclate d’une splendeur enivrante
Chassant chacun de mes songes de sa grâce envoûtante
À mesure que j’approche mes ailes se brisent
Ton infinie magnificence s’accroît et s’attise
Aveuglée par une telle sublime incandescence
Lentement mon âme s’enflamme d’indécence
Puis lorsque la nuit étreint ton visage délicieux
Lorsque tu t’évanouis sous l’ultime lueur des cieux
En cendres douloureusement mon âme s’épand
Pour au matin naître à nouveau inexorablement
Source image : Seegmiller Art
Contemplation
Une délicieuse
contemplation m’étreint
A l’instant où apparait votre exquise beauté
Un intense et extatique frémissement sans fin
Sillonnant ma chair d’une infinie volupté
D’une douce et délicate caresse éthérée
Mon âme effleure le pourpré de vos lèvres
Se perd dans l’éclat de votre peau ensoleillée
Précieux Or né du talent de l’Originel Orfèvre
De l’envoutante nuitée de votre regard
Mes songes éveillés s’enivrent lentement
Virevoltant perdus et éperdus et hagards
Dans la douce ivresse de son enchantement
L’essence séraphique de votre être me perce
Absolue sublimité enfantée du Firmament
Votre gracieuse et céleste prestance me berce
Auréolée d’un charme divin et chatoyant
Puis fatalement inexorablement vous disparaissez
Insouciante de mon existence Ignorante de mon émoi
Votre troublante et pure beauté ne pouvant s’effacer
Et persistant
inlassablement au plus profond de moi
Source image : Joseph's Art
Troublé

Me perdre au plus profond de ton regard
Ton charme me perçant de son éthéré dard
Humer les senteurs envoûtantes de ta peau
Mon âme la caressant d’un muet sanglot
M’enivrer du délicieux éclat de ta beauté
Mes songes frôlant tes lèvres veloutées
Virevolter sur les mélopées de ta voix
Me gardant de trahir ce troublant émoi
Abruzzesa
Une éclatante et intense nuit étreint sa longue chevelure
A chaque filin de cendres s'attache une nuée stellaire
Sa peau frôlée de ses mèches en une vague éphémère
Étincelle d'un ensoleillement radieux délicieux et pur
D'ocre et d'or son ensorcelant regard s'est vêtu
Piégeant quiconque s'y perd en un profond envoutement
Insufflant en tout à chacun un voluptueux châtiment
Errer à jamais dans un émerveillement éperdu
Quand le pourpré de ses lèvres s'éclaire et s'étire
Sous le joug de mon coeur coupable tortionnaire
Une irrépressible tentation consumant mes chairs
Ma Raison défaille Mon Etre se perd Mon Âme chavire
NDLA : "gli Abruzzesi" sont les habitants de l'Abruzze (Abruzzo) une région du centre de l'Italie.








